Interview · Handi Gard Classic · ParAccueillant Gard

Anaïs Vincent : « Le handbike est devenu un mode de vie »

À l’occasion de la Handi Gard Classic, ParAccueillant Gard a rencontré Anaïs Vincent, sportive de handbike en catégorie H3. Elle revient sur son parcours, sur les personnes et les structures qui l’ont accompagnée, ainsi que sur les premiers contacts utiles pour découvrir une pratique handisport.

  • Sportive handbike
  • Catégorie H3
  • Handi Gard Classic 2026
Anaïs Vincent, sportive de handbike en catégorie H3, lors de la Handi Gard Classic Anaïs Vincent interviewée par ParAccueillant lors de la Handi Gard Classic

Sportive handbike · Catégorie H3

Anaïs Vincent

Anaïs Vincent pratique le handbike en catégorie H3. Son témoignage montre le rôle déterminant de l’entourage, des clubs, des comités handisport, de l’accès au matériel et des événements dans la découverte puis la poursuite d’une pratique sportive adaptée.

Entretien réalisé par ParAccueillant Gard à l’occasion de la Handi Gard Classic 2026.

L’interview d’Anaïs Vincent

Anaïs Vincent répond aux questions de ParAccueillant Gard sur la découverte du handbike, l’accès au matériel, le rôle des structures handisport et les leviers qui permettent de commencer puis de progresser.

Quand on découvre le handbike, qu’aimeriez-vous que le public comprenne mieux sur cette discipline ?

J’aimerais que le public soit davantage au courant de notre pratique.

Le handbike, c’est une adaptation qui se fait en fonction du handicap. On pédale avec les bras, on partage la route, on pratique autrement. Il faut de la compréhension, mais aussi donner envie à d’autres personnes d’essayer.

Même avec un handicap ou certaines limites, on peut faire des choses autrement.

Qu’est-ce que le handbike vous apporte aujourd’hui, au-delà de la compétition ?

Aujourd’hui, le handbike est devenu un mode de vie.

C’est tout un équilibre. On s’entraîne quasiment tous les jours, on organise le quotidien autour de l’entraînement, de la performance et des objectifs en compétition.

Quand une personne hésite à essayer une pratique handisport, qu’est-ce qui peut l’aider à franchir le premier pas ?

Je pense qu’il faut se rapprocher des clubs, des associations et des comités handisport.

Cela permet d’avoir les bonnes personnes pour orienter, pour essayer, pour accéder au matériel, puis pour être conseillé dans la pratique et, si la personne le souhaite, dans l’entraînement.

Dans votre parcours, qu’est-ce qui a vraiment compté pour avancer ?

Au départ, la famille et les amis ont compté pour découvrir.

Ensuite, quand j’ai voulu faire de la compétition, je me suis inspirée de Florian Jouanny, qui est aujourd’hui mon compagnon. Il m’a apporté beaucoup de conseils sur le matériel, l’entraînement, la nutrition et la respiration. Tout cela m’a fait progresser.

Après un événement comme la Handi Gard Classic, comment aider les personnes intéressées à trouver une pratique, un club ou un premier contact près de chez elles ?

Il faut essayer de se rapprocher au maximum des comités handisport.

Il faut aussi venir sur ce genre d’événements bien organisés, avec une bonne ambiance. Cela donne envie et, petit à petit, cela permet de faire des contacts pour accéder à l’information.

Ce que ce témoignage met en évidence

Le témoignage d’Anaïs Vincent montre que l’entrée dans une pratique handisport ne repose pas uniquement sur la motivation personnelle. Le premier pas dépend aussi de la qualité de l’information, de l’accueil, de l’accès au matériel et des relais disponibles.

  • Rendre les clubs et les comités handisport faciles à identifier.
  • Permettre un premier essai avant tout engagement.
  • Faciliter l’accès au matériel adapté et à ses réglages.
  • Proposer un accompagnement humain, progressif et individualisé.
  • Créer des événements propices aux rencontres et aux contacts.

Je veux essayer le handbike : par où commencer ?

Il n’est pas nécessaire d’acheter immédiatement du matériel ou de viser la compétition. La priorité est de trouver un interlocuteur, de comprendre les possibilités locales et de pouvoir essayer dans de bonnes conditions.

  1. Contacter un club, une association ou le comité handisport de son département.
  2. Demander si une séance de découverte ou un premier essai de handbike est proposé.
  3. Vérifier avec l’encadrant que le matériel, les réglages et les conditions de pratique correspondent à sa situation.
  4. Commencer progressivement, en loisir ou avec un objectif d’entraînement adapté à son niveau.
  5. Participer à des rencontres ou à des événements handisport pour échanger avec des pratiquants, découvrir le matériel et identifier les interlocuteurs locaux.

Découvrir le handbike

Quelques repères pour préparer un premier contact sans se mettre de pression ni engager immédiatement des dépenses importantes.

Faut-il acheter un handbike avant de commencer ?

Non. Il est préférable de commencer par contacter une structure handisport afin de vérifier si un essai, un prêt ou une mise à disposition de matériel est possible.

Peut-on pratiquer sans objectif de compétition ?

Oui. La pratique peut être orientée vers la découverte, le loisir, la mobilité, l’entretien physique ou la compétition, selon les envies et les possibilités de chacun.

Qui peut aider à trouver une structure adaptée ?

Les clubs, les associations et les comités handisport peuvent orienter vers les pratiques, les encadrants et les solutions de matériel disponibles localement.

Trouver un premier contact près de chez vous

ParAccueillant Gard facilite l’accès aux informations, aux clubs, aux événements et aux contacts utiles pour découvrir une pratique sportive adaptée dans le Gard.

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Témoignage recueilli dans le cadre de la Handi Gard Classic 2026. Mise en forme éditoriale : ParAccueillant Gard.